Lecture

Je suis ami avec Bernard Werber

Posted by on 9 fév 2009 in Lecture | 2 comments

Ou plus précisément, il fait partie de ceux qu’on appelle mes amis sur Facebook, comme je fais partie des siens. La réciproque est d’autant plus à prendre avec des pincettes qu’il en compte plus de 3000 et que le terme « ami » apparait quelque peu galvaudé. Mais passons !

J’ai donc le plaisir et la joie de pouvoir contempler l’auteur que j’ai admiré pendant de longues années découvrir ce réseau social qu’on ne présente plus, notamment via ses derniers statuts.
Statuts du jour… (on ne pourra pas me reprocher d’avoir choisi !)

Le 9 février 2009 @ 10h55:
Bernard s’est remis au travail. Son héroine (après de tumultueuses aventures) est un peu fatiguée, mais elle a un bon moral. Son copain pour une fois la soutient.

Ce n’est pas le premier statut dans le genre, mais très honnêtement, je ne rejoins absolument les 23 commentateurs de ce statut. Qu’est-ce qu’on s’en fiche ? Ce n’est même pas du teasing, ça ne donne aucune information, et pire encore: ça dépiaute l’œuvre finale !
En effet, révéler les détails de l’élaboration de l’oeuvre la rend on ne peut plus banale et casse toute la magie du résultat final que l’auteur, quel qu’il soit, a pu construire (ou pas). Imaginez la Joconde à peine esquissée (on serait au niveau d’un cheveux ou d’un arbre d’arrière plan), trois notes en MIDI censée appartenir à une symphonie. Quel intérêt ?

Le 9 février 2009 @ 19h24:
Bernard tient à rappeler que le livre sur lequel il travaille sortira le 1er octobre 2009. Avant la NOUVELLE ENCYCLOPEDIE DU SAVOIR RELATIF sortira le 1 er AVRIL 2009.

Bon, bah là on apprend rien non plus, le coup de l’ESRA, c’était déjà annoncé, mais passons, et sur le bouquin d’octobre, y’en a un qui sort chaque année à la même date…
En plus, ça ne respecte pas la nétiquette (vivent les majuscules !).

On me rétorquera que ça permet une interactivité avec les lecteurs, et que peu d’auteurs prennent le temps de le faire. C’est donc un génie altruiste, CQFD.
Au delà du fait que ça nuit à sa productivité (comme pour la plupart d’entre nous), je serais fort volontier d’accord, si c’était une démarche globale et cohérente. Et c’est malheureusement loin d’être le cas.
Sûrement pour des raisons de temps et de disponibilité (mais quand on a des ressources, il parait qu’on trouve des moyens ?), l’auteur qui blogue régulièrement ne permet pas à ses sacro-saints lecteurs de commenter ses billets, et c’est bien dommage. Autant certains donnent à réfléchir, comme quelques unes de ses meilleurs romans, ou relatent simplement l’actualité des romans, conférences et autres émissions télé, mais d’autres sont particulièrement affligeants… et mériteraient je pense quelques commentaires…

Et c’est si dommage, alors qu’il semble pourtant vouloir créer cette intéractivité qui lui serait tout à fait profitable.

Mais Monsieur Werber, vous ne pouvez pas filtrer vos lecteurs. Soit vous acceptez une vraie relation à double sens, avec ses compliments et ses critiques, soit vous ne mettez rien en place. C’est comme une élection dite démocratique où l’on ne peut voter que pour un parti sans aucun opposant. Pour dialoguer, il faut être deux, et je suis persuadé que cela vous permettra d’être encore plus différent, dans le très bon sens du terme.

Je me permets au passage une petite pique mais qui pose une autre question.

Werber disait sur son blog (26/06/08):

Le 1 octobre je vous parlerai d’un livre que j’ai écris un an plus tot… Il y a toujours un décalage d’un an entre ce que je fais et ce sur quoi je communique

Je vous renvoie au second statut Facebook cité dans ce billet… Manifestement ça commence à communiquer grave sur ce qui est en cours d’écriture (et ce n’est pas la première fois), et qui sera publié en octobre.

La question est donc:

Werber commence-t-il a écrire dans l’urgence ?

Et celle qui en découle, et que j’avais déjà soulevée:

Est-ce que la dégradation (selon moi) de la qualité de ses œuvres y est liée ?

Dernière question pour la route:

Est-ce que l’avis d’un simple lecteur, même s’il émet une - vraie mais pourtant sincère - critique a une chance d’être pris en considération ?

Il est assez drôle de voir comme toute fréquentation d’un artiste, aussi relative soit-elle peut le faire descendre de son piédestal…

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La couverture de Paradis sur mesure

Posted by on 31 août 2008 in Lecture | 2 comments

Petit message sur le blog de Bernard Werber qui révèle la couverture de son nouveau recueil de nouvelles: Paradis sur mesure.

J’en attends beaucoup… J’espère qu’il sera à la hauteur :-)

Réponse le 1er octobre pour la sortie officielle.

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Paradis sur mesure, où l’on reparle de Bernard Werber

Posted by on 20 août 2008 in Lecture | 6 comments

Comme à son habitude, Bernard Werber prévoit de sortir un livre début octobre.

Pour la deuxième fois, ce sera un recueil de nouvelles.

Après L’arbre des possibles et autres nouvelles sorti en 2002, ce Paradis sur mesure comprendrait 17 nouvelles structurées en deux parties: Passés probables (quatre nouvelles autobiographiques relatant notamment une enquête de Werber lorsqu’il travaillait à la Voix du Nord) et Futurs probables, 13 nouvelles imaginées autour de mondes inventés (monde sans pétrole, monde peuplé que de femmes, etc.).

Tout cela est au conditionnel car Werber déclarait sur son blog le 6 août que tout avait encore changé (ordre des nouvelles, titre de l’ouvrage et couverture, pour l’instant inconnue – ces dernières informations datant du 17 août, elles semblent néanmoins assez fiables).

J’ai eu plusieurs fois l’occasion de parler ici des œuvres de Bernard Werber (n’ayant pas encore eu la chance de rencontrer l’homme) et vous avez pu lire les critiques que je formulais, cependant mêlées d’une certaine admiration.

Cette admiration n’est je pense aucunement liée au volume d’œuvres qu’il a pu vendre. C’est certes beaucoup mais il y a aussi des torchons qui se vendent en masse. Ce n’est donc pas pour moi un critère fiable de qualité.

Je pense cependant que Bernard Werber a su (à défaut peut-être de savoir encore…) mettre en place une réflexion différente sur des problématiques existentielles (d’où venons nous ? Où allons nous ?) tout comme sur des idées et situations du quotidien.

Ces questions profondes ou moins profondes, à défaut d’obtenir des réponses crédibles sont abordées d’un point de vu séduisant et qui donne à réfléchir. C’est finalement ce qui m’intéresse le plus chez Werber.

Interview de Bernard Werber, France Inter, 17 août 2008

Dis tu mets quoi dans ta valise

Mais il y a un mais. Un gros « mais » d’ailleurs.

Bernard Werber a montré dans ses quatre derniers ouvrages qu’il ne se renouvelait plus. Les termes abordés sont très très récurrents, comme la structure de ses romans. Les idées nouvelles sont ressorties comme telles dans chaque volume (il faudra peut-être que nous prenions le temps d’étudier le sens du mot nouveau)

Pire, il déforme considérablement une certaine réalité pour sous-entendre des thèses absolument pas argumentées (j’ai eu l’occasion d’en parler longuement ici, et un homme dromadaire y a d’ailleurs répondu ici, éclairage intéressant).

Pire encore (et il est intéressant d’entendre Werber utiliser le mot pathologie à son propos, écouter l’interview plus haut), il se victimise à outrance, écartant du revers de la manche toute critique de par le simple fait qu’il est différent et que de ce fait, personne ne peut le comprendre et donc lui faire le moindre reproche. D’ailleurs, « [ses] lecteurs le suivent », c’est qu’il a raison ! Quelle malhonnêteté intellectuelle !

Pire enfin, il se croit investi d’une mission qui consisterait à réveiller le monde, à initier un nouveau courant littéraire et un nouveau mode de pensée, et de ce fait ne se remet plus en question. Comme disait Edmond Wells, l’un de ses personnages: « Toi et moi contre les imbéciles ! »

Vous me direz: que de critiques avant même d’avoir lu le nouveau livre.

 

Et bien ces critiques sont le fruit des quatre derniers mois d’octobre passés en compagnie de Werber…

Mais j’ai néanmoins bon espoir. Disons que j’ai envie d’y croire.

J’ai envie de retrouver l’originalité qui me plaisait dans les Fourmis, la pointe d’inconnu et d’aventure des Thanatonautes, la folie de la Reine de Nacre ou d’Exit, la variété de l’Arbre des possibles.

Bref, j’ai envie de relire du bon Werber.

Du Werber qui écrit pour ses lecteurs, honnêtement, et non pas, quoi qu’il en dise, pour se justifier via ses livres envers les critiques qu’il dénigre tant par ailleurs.

J’ai envie de bien débuter ce mois d’octobre 2008.

J’ose croire que le format choisi mènera à cela.

Sinon, peut-être le Paradis sur mesure sera-t-il mon dernier Werber…

Qui lira verra !

[Edit]: Critique courte mais qui rejoint ce que je dis, sur le Nouvel Obs. : Le grand mégalo.

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Werber, Le mystère des dieux: lu et quasi approuvé

Posted by on 10 oct 2007 in Lecture | 20 comments

En fait, ça fait déjà quelques jours, parce que je l’ai dévoré ! Comme tous les Werber depuis Les fourmis, il se lit très facilement, le roman est bien construit, et une fois n’est pas coutume: je me suis vraiment marré à la fin du livre (c’est assez rare que je rigole tout seul sur un livre, mais là, c’était le cas).

Néanmoins, j’aimerai formuler deux critiques, l’une sur l’oeuvre (et la série générale de la vie après la mort), et l’autre sur l’auteur et ce qu’il montre d’auto-critique (ou pas !).

Un syncrétisme et des thèses peu étayées

En tant qu’ancien journaliste scientifique, et par son style d’écriture, en créant l’encyclopédie du savoir relatif et absolu, Werber s’est forgé une image de savant polyvalant ayant des connaissances sur un peu tout et n’importe quoi. Et la plupart du temps, de par la manière dont c’est présenté, on ne peut qu’abonder dans ce sens.

Néanmoins, on peut remarquer qu’un certain nombre de ses vérités sont remises en question, mais ces erreurs ne sont décelées que par les yeux les plus avertis, malgré la préface de l’oeuvre, où l’auteur souligne: Attention, cet ouvrage n’a aucune prétention scientifique, philosophique, politique ou gastronomique. C’est une accumulation de « petits machins qui traînent ».

Cette démarche d’universalité dans le savoir ne me dérangeait pas trop tant que ça parlait des fourmis ou de la recette du pain (d’ailleurs, les objections sont plus des corrections de détails que des anti-thèses).

Le problème, c’est qu’il a entrepris la même démarche en ce qui concerne la « spiritualité » (les guillements, c’est parce que c’est lui qui emploie ce mot). Et là, quand on s’y connait un minimum, on se rend compte que c’est un grand n’importe quoi.

S’il est vrai qu’il existe un certain nombre de ressemblances que les ethnologues et les sociologues expliquent, entre des divinités de peuples parfois éloigné, faire un genre de Gloubi-boulga spirituel me parait quelque peu dangereux, et pour le coup plutôt infondé. Certains rapprochements entre le Livre des morts Egyptien, la Bible, les Evangiles ou tel texte sacré hindou sont même selon moi assez douteux.

Et la caution de vérité qu’il a pu acquérir est dans ce cas beaucoup plus problématique, car l’on est amené à tout gober croire, et il semblerait que pour le coup, tout ne soit pas à prendre au pied de la lettre.

Ces thèses bizarres, on les retrouve particulièrement dans le mystère des dieux: comment ne pas faire le rapprochement entre les Hommes-Dauphins et les Juifs, entre le Purificateur et Hitler.

Comment ne pas voir le lien entre les Hommes-Aigles et les Américains (voire les chrétiens dans leur globalité, ou même les catholiques, quand on parle de grandes cathédrales…), qui reprennent la doctrine de l’Envoyé (Jésus de Nazareth), en l’empallant et en faisant porter le chapeau aux Hommes-Dauphin, supprimant le symbole dauphin (le poisson), pour mettre en avant l’Envoyé, souffrant et empallé (le Christ en croix).

Ce qui me pose vraiment problème, c’est que toutes ces thèses ne sont en fait que des allusions déguisées, avec énormément de raccourcis, et aucun fondement explicite. Alors certes on est dans un roman de fiction, mais quand on affirme (ou quand on fait tout pour affirmer) certaines choses, je pense que la moindre des choses est de fonder ses propos sur des faits… Toutes ces insinuations très floues me dérangent…

Je suis différent et incompris, donc les critiques ne peuvent pas m’atteindre

Bernard Werber se projette fréquemment dans ses romans, et certains de ses personnages lui ressemblent comme deux gouttes d’eau. Il les utilise bien souvent pour répondre à des critiques, de manière plus ou moins déguisées…

Son propos est, en résumé: je suis un auteur d’un genre nouveau. Ce que je fais n’a jamais été fait avant, ainsi donc, je ne peux pas être soumis à la critique (et pour celles et ceux qui n’ont pas compris cela, je vous renvoie à la section vidéos de son site qui finira de vous convaincre).

Je suis d’accord que sa démarche est vraiment originale (encore qu’on trouvera peut-être un auteur qui aura déjà exploré cela, mais passons).

Je suis d’accord qu’il amène à une certaine réflexion (quoi que par moment, ça ressemble vraiment à de la philosophie de super marché).

Mais je ne suis pas d’accord du tout pour qu’il se confine dans une pseudo bulle intellectuelle, le protégeant de tout.

Il se présente de plus comme une victime incomprise de tout le monde littéraire et cinématographique, et même si je lui accord qu’au cinéma, ce qu’il fait n’a réellement jamais été fait, ça n’empêche qu’on est en droit de dire que l’éclairage, la musique, même le scénario ou tel autre aspect objectif de son film est bon ou mauvais… et que c’est une réelle fuite que de se planquer derrière une certaine originalité pour refuser toute critique

 

Ceci étant dit, je continuerai à acheter ses livres et à voir ses films ;-)

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Un chat, une plante, de la BD… trop bon !

Posted by on 8 oct 2007 in Lecture | 0 comments

Trouvé ici, qui renvoie

J’trouve ça trop bon ! D’ailleurs, l’idée avait déjà été exploitée par Bernard Werber, dans une nouvelle de l’Arbre des Possibles (cas d’un Arbre témoins d’un meutre et désignant l’assassin par une feuille qui se détache…)

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[Teasing] Le mystère des Dieux – Bernard Werber

Posted by on 21 sept 2007 in Lecture | 2 comments

J’ai lu tous les Werber depuis que je l’ai découvert avec son excellent livre Les fourmis, meilleur des livres de Werber (que tout le monde se doit d’avoir lu !), et premier épisode de la trilogie des fourmis, avec Le jour des fourmis, et la révolution de fourmis.

Depuis quelques années, il sort un livre chaque début octobre, et cette année, c’est le 3 octobre que sera présenté le dernier opus de la Trilogie des dieux: le Mystère des dieux, clôturant elle même la trilogie de la spiritualité (Les Thanatonautes, L’empire des anges, et la Trilogie des Dieux [Nous les dieux, le Souffle des dieux]).

Ainsi donc, J-12 pour un roman concluant une longue et plutôt bonne série.

Petit bémol néanmoins: même si les livres de Werber sont pour moi un très bon moment de détente, je trouve cependant qu’il a de plus en plus de mal à se renouveler, et même s’il proclame sur tous les toits qu’il est original, et que ce qu’il fait, nul ne l’a fait avant lui (ce qui est a priori vrai), l’innovation complète n’est pas présente à chaque oeuvre…

Mais bon, on peut pas lui demander de tout révolutionner une fois par an… Ca ferait beaucoup !

Bernard Werber:

Après le Mystère de dieux, j’ai entrepris l’écriture de quelque chose de complètement différent. Bon voyage en Aeden, et si vous voyez Aphrodite, saluez là de ma part.

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