Werber, Le mystère des dieux: lu et quasi approuvé

Posted by on 10 oct 2007 in Lecture | 20 comments

En fait, ça fait déjà quelques jours, parce que je l’ai dévoré ! Comme tous les Werber depuis Les fourmis, il se lit très facilement, le roman est bien construit, et une fois n’est pas coutume: je me suis vraiment marré à la fin du livre (c’est assez rare que je rigole tout seul sur un livre, mais là, c’était le cas).

Néanmoins, j’aimerai formuler deux critiques, l’une sur l’oeuvre (et la série générale de la vie après la mort), et l’autre sur l’auteur et ce qu’il montre d’auto-critique (ou pas !).

Un syncrétisme et des thèses peu étayées

En tant qu’ancien journaliste scientifique, et par son style d’écriture, en créant l’encyclopédie du savoir relatif et absolu, Werber s’est forgé une image de savant polyvalant ayant des connaissances sur un peu tout et n’importe quoi. Et la plupart du temps, de par la manière dont c’est présenté, on ne peut qu’abonder dans ce sens.

Néanmoins, on peut remarquer qu’un certain nombre de ses vérités sont remises en question, mais ces erreurs ne sont décelées que par les yeux les plus avertis, malgré la préface de l’oeuvre, où l’auteur souligne: Attention, cet ouvrage n’a aucune prétention scientifique, philosophique, politique ou gastronomique. C’est une accumulation de « petits machins qui traînent ».

Cette démarche d’universalité dans le savoir ne me dérangeait pas trop tant que ça parlait des fourmis ou de la recette du pain (d’ailleurs, les objections sont plus des corrections de détails que des anti-thèses).

Le problème, c’est qu’il a entrepris la même démarche en ce qui concerne la « spiritualité » (les guillements, c’est parce que c’est lui qui emploie ce mot). Et là, quand on s’y connait un minimum, on se rend compte que c’est un grand n’importe quoi.

S’il est vrai qu’il existe un certain nombre de ressemblances que les ethnologues et les sociologues expliquent, entre des divinités de peuples parfois éloigné, faire un genre de Gloubi-boulga spirituel me parait quelque peu dangereux, et pour le coup plutôt infondé. Certains rapprochements entre le Livre des morts Egyptien, la Bible, les Evangiles ou tel texte sacré hindou sont même selon moi assez douteux.

Et la caution de vérité qu’il a pu acquérir est dans ce cas beaucoup plus problématique, car l’on est amené à tout gober croire, et il semblerait que pour le coup, tout ne soit pas à prendre au pied de la lettre.

Ces thèses bizarres, on les retrouve particulièrement dans le mystère des dieux: comment ne pas faire le rapprochement entre les Hommes-Dauphins et les Juifs, entre le Purificateur et Hitler.

Comment ne pas voir le lien entre les Hommes-Aigles et les Américains (voire les chrétiens dans leur globalité, ou même les catholiques, quand on parle de grandes cathédrales…), qui reprennent la doctrine de l’Envoyé (Jésus de Nazareth), en l’empallant et en faisant porter le chapeau aux Hommes-Dauphin, supprimant le symbole dauphin (le poisson), pour mettre en avant l’Envoyé, souffrant et empallé (le Christ en croix).

Ce qui me pose vraiment problème, c’est que toutes ces thèses ne sont en fait que des allusions déguisées, avec énormément de raccourcis, et aucun fondement explicite. Alors certes on est dans un roman de fiction, mais quand on affirme (ou quand on fait tout pour affirmer) certaines choses, je pense que la moindre des choses est de fonder ses propos sur des faits… Toutes ces insinuations très floues me dérangent…

Je suis différent et incompris, donc les critiques ne peuvent pas m’atteindre

Bernard Werber se projette fréquemment dans ses romans, et certains de ses personnages lui ressemblent comme deux gouttes d’eau. Il les utilise bien souvent pour répondre à des critiques, de manière plus ou moins déguisées…

Son propos est, en résumé: je suis un auteur d’un genre nouveau. Ce que je fais n’a jamais été fait avant, ainsi donc, je ne peux pas être soumis à la critique (et pour celles et ceux qui n’ont pas compris cela, je vous renvoie à la section vidéos de son site qui finira de vous convaincre).

Je suis d’accord que sa démarche est vraiment originale (encore qu’on trouvera peut-être un auteur qui aura déjà exploré cela, mais passons).

Je suis d’accord qu’il amène à une certaine réflexion (quoi que par moment, ça ressemble vraiment à de la philosophie de super marché).

Mais je ne suis pas d’accord du tout pour qu’il se confine dans une pseudo bulle intellectuelle, le protégeant de tout.

Il se présente de plus comme une victime incomprise de tout le monde littéraire et cinématographique, et même si je lui accord qu’au cinéma, ce qu’il fait n’a réellement jamais été fait, ça n’empêche qu’on est en droit de dire que l’éclairage, la musique, même le scénario ou tel autre aspect objectif de son film est bon ou mauvais… et que c’est une réelle fuite que de se planquer derrière une certaine originalité pour refuser toute critique

 

Ceci étant dit, je continuerai à acheter ses livres et à voir ses films ;-)

  • http://www.palleas.com Palleas

    J’suis en train de lire le deuxieme, j’attend que le troisieme sorte en livre de poche, c’est trop cher pour moi et ca ne rentre pas dans ma bibliothèque :D

  • Alexf

    Je trouve ton avis très intéressant et je le partage complètement. étant juif moi même je trouve certain raccourci un peu provocateur et très simplifié (on est pas loin de la propagande). Par contre attention, les aigles sont des protestants…

  • Atréide Bérenger

    Je tape sur le net « critiques du Mystere des Dieux » pour voir si les gens pensent la même chose que moi et je tombe sur la tienne directement. Je suis parfaitement d’accord.

    D’ailleurs même si je dévore et adore ses romans, celui ci m’a énervés a certains points, autant j’adore le reste du roman mais il y’a des moments qui m’ont fait faire la grimace.

    Je pense que le pire viens justement de ce faux semblant de nouveau mond 18 qui ressemble vraiment trop au notre et ne nous apporte au final pas grand chose. Il en va de même avec ses faux semblants d’autobiographie sous entendus teintés de disgraces. Cela rendant son Michael totalement et trop humain lors de sa période Gabriel… ça pu la fausse note.

    Même si j’ai rit et aimé ce livre, la propension de l’auteur a se référer a sa propre vie dans ses bouquins m’énerve souvent.

    Au final ( afin d’enfoncé le clou XD) les petites contradictions font penser qu’il a torché certaines parties.. Delphine est censé etre végétarienne mais sur la deuxième ile de la tranquilité ne l’est plus d’un coup ( plein d’autres contradictions mais j’ai oublié de les relever ).

    M’enfin je l’aime bien quand même le Bernard <3

  • http://www.blig.fr cedsib

    Et bien je suis ravi que mon avis en rejoigne d’autres ! :-)

    J’apprécie aussi ton analyse…

    Je ne sais pas si le bouquin a été torché, mais d’après moi, il n’est vraiment pas à la hauteur de « Les fourmis ». Celui là, il avait mis 10 ans à l’écrire, et ça se sent… les autres, un ou deux ans pour les sortir, manifestement, c’est pas assez travaillé…

    C’est vraiment dommage

  • PKD

    Assez d’accord avec ton avis: Déçu.

    On se passera de commentaires sur tous les parallèles coquie/france, Dauphins/ juifs, Aigles/Américains-sauveur-de-l’humanité-quoiqu’il-arrive, hitler, Marx, einstein, Freud, Lénine, Jésus, … j’en passe.
    Peut être même encore plus déçu que ça.

    L’intensité de l’histoire en elle même était déjà « en baisse » dans le volume précédent, et j’espèrai malgré tout une fin qui « déchire ». Les thanatonautes, c’est du lourd, et c’est une des références de l’auteur. Finir le cycle comme ça… Manque de surprise et de créativité. Même la fin (bien qu’originale, voire inédite)est prévisible! Il en parle depuis en bout de temps des ses bouquins précédents, l’occasion était trop belle (trop facile?) pour lui.
    Le reste du livre est une plaidoirie qui lui sert à se dédouaner des éventuels critiques à venir suite à son pseudo anti conformisme de son coté précurseur.
    Entre tout ça, il arrive à nous rappeler de manière plus que grossière qu’il a écrit d’autres livres, et d’en faire la pub tout du long (le père de nos pères fait peut être exception, quoique).
    Pour finir, je vous cacherai pas, vous l’avez compris, l’énorme déception/frustration que m’a procuré ce livre (et le précédent) devant tant d’attentes, d’espoir.
    D’autant plus que j’ai adoré Werber…

  • Steph

    J’ai adoré bernard Werber à dévorer tous ses bouquins… jusqu’au premier tome de cette dernière trilogie.
    STOP : il n’y a plus aucune originalité dans ses livres qui ne sont que répétitions.
    D’un auteur original nous sommes passés à un auteur commercial.
    Dommage !

  • Nico

    Tout a fait d’accord avec les commentaires précédents…

    Le livre n’est pas à la hauteur de mes espérances. Il ouvre toutefois des voies de réflexions même si celles-ci sont un peu trop « fermées » et permet de penser sur un sujet qu’on ne connait pas. Il donne des outils, là aussi assez orientés, pour se faire une idée de notre monde.
    J’aimerais juste préciser que ses raccourcis sont intentionnels, il ne s’en cache pas, même si ils peuvent être contestés. Il aurait dû dire plus explicitement que cela reste un avis personnel.

    J’ai vraiment beaucoup de mal à écrire ce texte parce qu’il est vrai que Bernard Werber est un écrivain que j’admire beaucoup pour tous ses romans, mais là…honnêtement il faudrait qu’il trouve un second souffle :s

    Je le conseillerais tout de même aux personnes averties qui savent faire la part des choses. Il reste quand même l’âme de l’auteur… et je pense qu’il a beaucoup d’âme ;-)

  • http://www.terres-de-belenos.com Karl

    Je vais dans le même sens que vous, quoi que avec certaine réserve.

    Pour les références Dauphin > Juif ou encore Aigle > Américain, il le cite lui même dans sont ouvrage, peut importe ce qui arrive, l’histoire fini toujours par se répéter (Normal, vue la fin que je ne dévoillerai pas pour ceux ne l’ayant pas déjà lut)

    Il a certe une approche original (J’ai aimé le fait que Pinson soit éduqué sur sa propre religion) mais trop souvent il nous rappel que c’est en fait Werber qui se projete, lui, ses fantasmes et ses idées dans son livre.

    J’ai trouvé la fin particulièrement moche, d’autant qu’elle contient un très grand nombre d’illogismes flagrant.

    Et le style devient effectivement répétitive, il à un « pattern » qu’il répète dans chacun de ses livres… Un peu comme un « Porte, monstre, trésors » associé au jeux de rôle.

    M’enfin, j’ai pas payé le bouquin, c’est mon frère qui l’a fait, mais j’aurais pas aimé payer pour lire la fin de cette trilogie qui avait pourtant bien commencé.

  • unlecteur

    J’ai lu et je lis du werber depuis des années, non sans plaisir. Mais il y’a des choses qui m’ont déranger dans la trilogie des dieux c’est cette obstination à vouloir passer un message clair qui à la limite ne respectais pas du tout l’intelligence du lecteur.
    Le fait de déguiser l’histoire en l’imputant à terre 18 ne change pas le faite que c’est de notre histoire qu’il s’agissait.
    Alors pour moi, et consciemment, l’écrivain s’est voulu élitiste en mettant toutes les réalisations de l’humanité à l’actif d’un seul peuple, ce qui est tout simplement faux car (la vraie histoire le prouve) tous les peuples de « terre 1″ on apporté leur pierre (petite ou grande) à l’édifice de notre civilisation.
    Et pour échapper au piège de l’analogie terre 1 /terre 18 werber à purement et simplement « zappé » 19 siècles de l’histoire pour ne pas s’embarrasser de parler d’un peuple qu’il aurait pu appelé les « hommes-dromadaires » et qui tout le monde le sait on beaucoup apporté à la marche de la civilisation humaine de terre 1.
    Ces « hommes-dromadaires » werber à fait allusion à eux mais sans les nommer : ils étaient la cause de la destruction de terre 17 et ils étaient dans les infos dans terre 18,…
    J’aime bien werber mais je trouve dommage qu’il ne puissent pas être à la hauteur de ses aspirations être l’humain qui a enfin tout compris.
    A certains moment je me voyais dans un navire qui voguait vers la vérité avec werber comme capitaine mais en plein milieu de mon rêve je voyais le capitaine, qui doit être le capitaine de tout le monde, décider de jeter par dessus bord une partie des voyageurs…
    Je suis déçu… car je suis un homme-dromadaire.

  • Vai

    aigle, dauphin, requin etc… Me parraissent etre des emblemes assez , voir meme trop evidents pour representer des peuples (etats) de notre bonne « vieille terre 1″ pour que l’on s’attarde dessus.
    Je pense que Werber ( que j’aime bcp) n’avait tout simplement pas l’intention de reecrire l’histoire de l’humanite. Il nous livre une synthese de grands courants, inventions, ou demarches spirituelles qui ont marque le monde mais surtout qui l’ont marque lui. Il le repete assez souvent dans ses oeuvres que sont travail n’est que pure delire , voir une interpretation personnel qui le fait sourir pendant qu’il ecrit. Il ne donne pas de lecons, il cuisine.
    L’avantage pour nous lecteurs c’est qu’il nous fait rire sur des choses tres grave, qu’on nous a tjrs presente, et a juste cause, de maniere academique. J’aime justement le cote lege et decaler de ses descriptions (interpretations) qui, si l’on veut peut nous faire sortir nos cours du lycee et revoir certains points de l’histoire. Il vulgarise l’histoire et je crois que c’est la sa contribution a la litterature.
    Cependant, les repetitions des certains passages de ses anciens ecris m’ont parfois, je l’avoue fait sauter quelques passages.
    Je dirai donc  » a lire tranquillement sans le prendre trop au serieux ».

  • unlecteur

    Parfaitement d’accord, quand j’ai écrit mon premier message j’avais pas encore fini la trilogie.
    Hier en finissant le T3 j’ai découvert un werber à bout de souffle, en manque terrible d’idées et d’imagination, il est subitement redevenu mortel…! Donc vraiment pas à prendre au sérieux.
    Jugeant son œuvre dans sa globalité j’espère qu’il va se ressaisir et qu’il va nous « offrir » une œuvre à la hauteur de nos attentes.
    Je sais que je vais lire sa prochaine réalisation pour me donner bonne conscience si je suis amené à le supprimer de ma liste d’auteurs.
    Je suis déçu et cette fois pas parce que je suis « homme-dromadaire » mais parce que je suis un lecteur assidu de werber depuis plus de dix ans.

  • Pépé

    Je suis tombée par hasard sur ce site sur B. Werber et je suis d’accord avec certains commentaires que j’ai lu .
    Je dois avouer que cela m’a gêné de voir clairement le parallele entre les juifs et les hommes dauphins etc…etc… Il y a même un passage où il est mentionné que c’est grace à l’apport des hommes dauphins qui se retrouvaient dans le pays des hommes….? (je ne me souviens plus) qui ont construits des piramides suivant les instructions d’hommes dauphins . Donc est-ce que B.Werber a voulu insinuer que la construction des piramides d’Égypte a été «inspirée» par des juifs ?
    Cela fait quelques mois que j’ai lu cette trilogie et je ne me rapelle pas exactement de tous les détails malheureusement mais je me souviens d’avoir été déçue car j’adore Werber et j’ai lu tout ce qu’il a écrit.
    J’ai trouvé qu’il y avait trop la notion du «peuple élu» , bon il juif mais ce n’est pas une raison .

  • freeman

    Arrétez de casser du sucre sur son dos. c’est un auteur génial
    la preuve vous dites tous que vous avez tous lus sur lui!!!
    alors comme dans ces livres, ils est le dieu de ses romans est comme michael pinson il n’est pas parfait, lui même le sais. je pense que vous faites une fixation sur ce qu’il écrit et vous prenez comme une agression personnelle les passages historiques dont il ne parle pas. c’est un roman (donc histoire fictive) pas une oeuvre retraçant l’histoire de l’humanité… c’est vous qui vous êtes egarés lol…
    En attendant il a du talent,,suffisamment pour que la critique le poursuive sur un simple site … soyez constructif,,faite comme le peuple des dauphin..!!!

  • http://www.blig.fr cedsib

    Merci pour ton commentaire Freeman, et je ne pense pas casser du sucre sur son dos.
    Comme tu dis, je prends le temps de lire ses romans, et c’est donc que j’y trouve un certain intérêt.
    Cependant, on ne peut écrire des romans qui se disent « romans » et qui servent à faire passer un certain nombre de thèses assez farfelues, justement avec le roman comme alibi.

    De plus, il n’est pas parfait, certes, mais sa position vis-à-vis de la critique n’est pas très honnête.

    Comme je le dis plus haut, hors des romans (dans la vraie vie, donc), son attitude est « tous ceux qui me critiquent sont des c**, ils n’ont rien compris car j’écris différemment. De ce fait, je ne peux pas être critiqué ».
    Et dans ces romans, particulièrement le cycle des dieux, c’est tout le contraire, et il passe son temps à se justifier…

    Bref, j’attendais juste pour ce cycle un peu de renouvellement et une vraie nouveauté, que je n’ai pas trouvés, soupoudrés d’un peu d’humilité ou d’autocritique, ou tout du moins d’honnêteté et de cohérence, ce que je n’ai pas trouvé non plus.

  • freeman

    bonjour a toi,cher critique…

    j’ai bien reçu ton message et je ne suis malgrès tout pas d’accord avec ta conception des choses.
    sans vouloir rabâcher ce que j’ai déjà dis si tu recherche un roman plein d’humilité et de sagesse philosophique saupoudré de bon sens religieux je te conseille de lire l’alchimiste et compagnie de PAULO COELHO c’est très reussi dans le genre et surtout lis le manuel du guerrier de la lumière… c’est très cool et je pense que c’est une lecture adapté à tes attentes.. sans vouloir te vexer!! lol (tout de même)
    Mais j’ai bien compris que tu appréciais bernard ne t’inquiète pas … je ne lui dirais rien!!! mdr!!!
    quand même tu abuse quand tu parle de « thèses farfelues….. » dans le roman tout est possible d’ailleurs comme la critique est facile j’attends ton premier roman dans les bacs afin de te dire ce que j’en pense car bien evidemment tu ecrira un livre plus sérieux et agréable a lire que ses « foutaises » werberienne. bien a toi ami lecteur.

    et comme mon nom l’indique « freeman » c’est un symbole de liberté.. à bon entendeur ..

  • David

    Très bon article.
    Je viens de finir le Mystère des Dieux. J’avais ce sentiment depuis le début de cette série sur l’Aeden, et tu l’as très bien exprimé!

  • thierry99

    d’accord aussi avec ce qui est dit. Un livre bâclé, dirait-on. Et une façon d’écrire qui commence à m’énerver, avec toujours la même technique. Personnellement, B Werber n’est pas un grand écrivain, mais raconte des choses originales.
    livre bâclé (on a l’impression qu’il voulait le terminer pour passer à autre chose) :
    1 – il se sert de l’histoire du monde pour décrire terre 18, mais utilisant cette terre 18, il se permet des approximations historiques.
    2 – utiliser un personnage écrivain dans son récit (qui écrit comme peut écrire Werber…) expliquant les techniques d’écriture etc. … C’est un peu facile et lassant.

    L’histoire est passionnante, mais les nombreuses critiques qu’on peut voir empêcher de plonger totalement dans l’histoire.

    un roman très décevant, à mon goût. Et un Werber qui commence sérieusement à avoir la grosse tête… mine de rien.

  • http://charliebregman.kazeo.com bregman

    Je suis arrivé sur cette page par hasard en tapant Werber dans un moteur de recherche et je suis assez surpris de voir la quasi-unanimité du jugement négatif envers la trilogie du Mystère des Dieux.
    Personnellement, j’ai été très déçu par la fin du dernier tome, dont Bernard Werber semblait pourtant assez fier, mais l’ensemble de la trilogie reste malgré tout assez réussi et très intéressant. Je trouve que le parallèle entre sa « terre 18″ et la nôtre peut avoir le mérite de nous faire réfléchir sur notre propre histoire sans nous imposer les dernières trouvailles politiquement acceptables en la matière. Il mélange les ingrédients, certes parfois au risque de proposer une soupe indigeste aux lecteurs habitués à des ouvrages beaucoup plus spécialisés, mais l’enchevêtrement de ses références reste malgré tout fort bien structuré, et pour ceux qui, comme moi, recherchent un peu d’évasion sur fond de spiritualité, ça reste quand même un très bon moment de lecture.

    Mais bon, les goûts et les couleurs… ;-)
    Et je dois également reconnaître que, du point de vue purement littéraire (je veux parler de la beauté de la langue et des formulations), Bernard Werber a le style d’un élève de sixième.
    La preuve qu’un bon roman peut être une belle histoire écrite dans un style simple et efficace, ou une histoire banale écrite dans un style d’un pur régal… ou alors (et là, c’est la cerise sur le gâteau) les deux à la fois !?

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    Cela fait quelques mois que j’ai lu cette trilogie et je ne me rapelle pas exactement de tous les détails malheureusement mais je me souviens d’avoir été déçue car j’adore Werber et j’ai lu tout ce qu’il a écrit.

  • Eric

    Quel con! Il bousille avec ses Dieux ridicules le reste de son œuvre. Et quelle lourdeur au sujet de ses hommes « parfaits » dauphins. Ce genre de procédé est un des ferments les plus sûr de l’antisémitisme latent, dont il ne cesse de se plaindre. C’est, limite, une insulte à l’intelligence des lecteurs, avec la pièce d’anthologie des « hébraïco- phéniciens » arrivant sur la côte est de l’Amérique et la « civilisant »! Et dire que le Pékin de base y croira. Quel procédé malhonnête à la frontière ténue du révisionnisme, et sous le prétexte bancal d’une liberté fictionnelle.