Posts Tagged "Bernard Werber"

[MàJ] Deviendriez-vous Googlelien : citoyen de GoogleLand ?

Posted by on 26 avr 2010 in e-Everything, Politique | 5 comments


[MàJ]
: Certains articles semblent me donner raison (même s’ils sont fictifs pour le moment) : Google pourrait racheter la Grèce @ 20minutes.fr

Jacques Attali en avait parlé, Bernard Werber aussi : les prochains états seront des états-marque, en concurrence avec les « vrais » états territoriaux (bien que les états-marque puissent aussi posséder un petit lopin de Terre).

  • Parce que eux sont rentables ;
  • Parce que eux sont sexys ;
  • Parce que eux sont modernes;

Et surtout parce que les Etats historiques croulent sous une dette, une poussière, une corruption (plus ou moins visible – mais le tous pourris – est bel et bien dans la tête de chacun)…

Le premier qui me vient aujourd’hui, et qui pourrait poindre le bout de son drapeau à pas si long terme que cela, du fait se son monopole sur une partie des sujets du Web, mais aussi de la vie quotidienne, c’est Google.

Cela semble farfelu, mais essayez d’imaginer un peu. Projetons-nous…

Google vient de lancer un outil : Government requests qui lui permet de défier les états, en mettant en avant les « méchants » et donc en se positionnant comme « gentil ». Et défier les états, ça a été fait en Chine par exemple, au nom de valeurs et en prenant le risque (mesuré) de se fermer à un marché pourtant supérieur à un milliard d’individus.
S’il y a de la stratégie business derrière, c’est indéniablement aussi un acte politique.

Une marque qui pèse plusieurs millards de dollars, qui pose des choix politiques, qui est capable de discuter d’égal à égal avec les différents Etats, qui fait peur à certains (Etats compris – cf. les poursuites en France ou en Italie par exemple) mais dont on sait qu’on ne pourra plus faire sans lui (pour numériser des livres par exemple, comme on produit des jouets en Chine ou des polos au Maghreb)…

Les Googlers (employés de Google) existent, et peuvent dès aujourd’hui, sous réserve d’être choisis et embauchés (donc d’être les meilleurs) :

  • Travailler à 80% de leur temps pour Google
  • Travailler aux sujets qui les intéressent pour les 20% restant ;
  • Faire du sport gratuitement ;
  • Manger gratuitement ;
  • Se divertir gratuitement ;

En plus de ça, Google investi aujourd’hui dans des sujets parfois très éloignés de son activité principale :

En plus de cela, tout-un chacun peut, grâce à Google, et quasi gratuitement :

Je ne sais si Google le fait, mais bon nombre d’entreprises américaines fournissent fond de pension, retraite, et santé à leurs employés et anciens employés (il ne doit pas y avoir des masses de retraités Google à ce jour…).

Bref, il ne manque pas grand chose au BigG pour pouvoir se positionner en tant qu’Etat à part une petite île je ne sais où, ou un bout de terrain racheté à un état endetté, pour que Google puisse s’affirmer.

Il aurait ainsi :

  • sa monnaie – ou aucune monnaie grâce à Checkout qui ferait la passerelle ;
  • sa nationalité ;
  • son droit ;
  • aucune langue, ou toutes les langues grâce à une traduction instantanée de et vers chacune des langues parlées dans le monde ;
  • son hymne composé en collaboratif sur YouTube,
  • ses ministres et élus (à moins que l’on soit dans une autocratie) ;
  • ses valeurs ;
  • ses institutions ;

Et si le modèle économique de GoogleLand était :

Devenez Googlelien, gratuitement, et bénéficiez de tous nos services, en échange de l’ensemble des données de votre vie privée et le droit de les exploiter, afin de vous proposer les meilleures des publicités…

Et si Google vous proposait sa nationalité : devenir Googlelien…
que feriez-vous ?

J’ai le sentiment de plus en plus fort que cette utopie (ou ce cauchemard, c’est selon) n’est pas si loin que cela…

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Je suis ami avec Bernard Werber

Posted by on 9 fév 2009 in Lecture | 2 comments

Ou plus précisément, il fait partie de ceux qu’on appelle mes amis sur Facebook, comme je fais partie des siens. La réciproque est d’autant plus à prendre avec des pincettes qu’il en compte plus de 3000 et que le terme « ami » apparait quelque peu galvaudé. Mais passons !

J’ai donc le plaisir et la joie de pouvoir contempler l’auteur que j’ai admiré pendant de longues années découvrir ce réseau social qu’on ne présente plus, notamment via ses derniers statuts.
Statuts du jour… (on ne pourra pas me reprocher d’avoir choisi !)

Le 9 février 2009 @ 10h55:
Bernard s’est remis au travail. Son héroine (après de tumultueuses aventures) est un peu fatiguée, mais elle a un bon moral. Son copain pour une fois la soutient.

Ce n’est pas le premier statut dans le genre, mais très honnêtement, je ne rejoins absolument les 23 commentateurs de ce statut. Qu’est-ce qu’on s’en fiche ? Ce n’est même pas du teasing, ça ne donne aucune information, et pire encore: ça dépiaute l’œuvre finale !
En effet, révéler les détails de l’élaboration de l’oeuvre la rend on ne peut plus banale et casse toute la magie du résultat final que l’auteur, quel qu’il soit, a pu construire (ou pas). Imaginez la Joconde à peine esquissée (on serait au niveau d’un cheveux ou d’un arbre d’arrière plan), trois notes en MIDI censée appartenir à une symphonie. Quel intérêt ?

Le 9 février 2009 @ 19h24:
Bernard tient à rappeler que le livre sur lequel il travaille sortira le 1er octobre 2009. Avant la NOUVELLE ENCYCLOPEDIE DU SAVOIR RELATIF sortira le 1 er AVRIL 2009.

Bon, bah là on apprend rien non plus, le coup de l’ESRA, c’était déjà annoncé, mais passons, et sur le bouquin d’octobre, y’en a un qui sort chaque année à la même date…
En plus, ça ne respecte pas la nétiquette (vivent les majuscules !).

On me rétorquera que ça permet une interactivité avec les lecteurs, et que peu d’auteurs prennent le temps de le faire. C’est donc un génie altruiste, CQFD.
Au delà du fait que ça nuit à sa productivité (comme pour la plupart d’entre nous), je serais fort volontier d’accord, si c’était une démarche globale et cohérente. Et c’est malheureusement loin d’être le cas.
Sûrement pour des raisons de temps et de disponibilité (mais quand on a des ressources, il parait qu’on trouve des moyens ?), l’auteur qui blogue régulièrement ne permet pas à ses sacro-saints lecteurs de commenter ses billets, et c’est bien dommage. Autant certains donnent à réfléchir, comme quelques unes de ses meilleurs romans, ou relatent simplement l’actualité des romans, conférences et autres émissions télé, mais d’autres sont particulièrement affligeants… et mériteraient je pense quelques commentaires…

Et c’est si dommage, alors qu’il semble pourtant vouloir créer cette intéractivité qui lui serait tout à fait profitable.

Mais Monsieur Werber, vous ne pouvez pas filtrer vos lecteurs. Soit vous acceptez une vraie relation à double sens, avec ses compliments et ses critiques, soit vous ne mettez rien en place. C’est comme une élection dite démocratique où l’on ne peut voter que pour un parti sans aucun opposant. Pour dialoguer, il faut être deux, et je suis persuadé que cela vous permettra d’être encore plus différent, dans le très bon sens du terme.

Je me permets au passage une petite pique mais qui pose une autre question.

Werber disait sur son blog (26/06/08):

Le 1 octobre je vous parlerai d’un livre que j’ai écris un an plus tot… Il y a toujours un décalage d’un an entre ce que je fais et ce sur quoi je communique

Je vous renvoie au second statut Facebook cité dans ce billet… Manifestement ça commence à communiquer grave sur ce qui est en cours d’écriture (et ce n’est pas la première fois), et qui sera publié en octobre.

La question est donc:

Werber commence-t-il a écrire dans l’urgence ?

Et celle qui en découle, et que j’avais déjà soulevée:

Est-ce que la dégradation (selon moi) de la qualité de ses œuvres y est liée ?

Dernière question pour la route:

Est-ce que l’avis d’un simple lecteur, même s’il émet une - vraie mais pourtant sincère - critique a une chance d’être pris en considération ?

Il est assez drôle de voir comme toute fréquentation d’un artiste, aussi relative soit-elle peut le faire descendre de son piédestal…

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La couverture de Paradis sur mesure

Posted by on 31 août 2008 in Lecture | 2 comments

Petit message sur le blog de Bernard Werber qui révèle la couverture de son nouveau recueil de nouvelles: Paradis sur mesure.

J’en attends beaucoup… J’espère qu’il sera à la hauteur :-)

Réponse le 1er octobre pour la sortie officielle.

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Paradis sur mesure, où l’on reparle de Bernard Werber

Posted by on 20 août 2008 in Lecture | 6 comments

Comme à son habitude, Bernard Werber prévoit de sortir un livre début octobre.

Pour la deuxième fois, ce sera un recueil de nouvelles.

Après L’arbre des possibles et autres nouvelles sorti en 2002, ce Paradis sur mesure comprendrait 17 nouvelles structurées en deux parties: Passés probables (quatre nouvelles autobiographiques relatant notamment une enquête de Werber lorsqu’il travaillait à la Voix du Nord) et Futurs probables, 13 nouvelles imaginées autour de mondes inventés (monde sans pétrole, monde peuplé que de femmes, etc.).

Tout cela est au conditionnel car Werber déclarait sur son blog le 6 août que tout avait encore changé (ordre des nouvelles, titre de l’ouvrage et couverture, pour l’instant inconnue – ces dernières informations datant du 17 août, elles semblent néanmoins assez fiables).

J’ai eu plusieurs fois l’occasion de parler ici des œuvres de Bernard Werber (n’ayant pas encore eu la chance de rencontrer l’homme) et vous avez pu lire les critiques que je formulais, cependant mêlées d’une certaine admiration.

Cette admiration n’est je pense aucunement liée au volume d’œuvres qu’il a pu vendre. C’est certes beaucoup mais il y a aussi des torchons qui se vendent en masse. Ce n’est donc pas pour moi un critère fiable de qualité.

Je pense cependant que Bernard Werber a su (à défaut peut-être de savoir encore…) mettre en place une réflexion différente sur des problématiques existentielles (d’où venons nous ? Où allons nous ?) tout comme sur des idées et situations du quotidien.

Ces questions profondes ou moins profondes, à défaut d’obtenir des réponses crédibles sont abordées d’un point de vu séduisant et qui donne à réfléchir. C’est finalement ce qui m’intéresse le plus chez Werber.

Interview de Bernard Werber, France Inter, 17 août 2008

Dis tu mets quoi dans ta valise

Mais il y a un mais. Un gros « mais » d’ailleurs.

Bernard Werber a montré dans ses quatre derniers ouvrages qu’il ne se renouvelait plus. Les termes abordés sont très très récurrents, comme la structure de ses romans. Les idées nouvelles sont ressorties comme telles dans chaque volume (il faudra peut-être que nous prenions le temps d’étudier le sens du mot nouveau)

Pire, il déforme considérablement une certaine réalité pour sous-entendre des thèses absolument pas argumentées (j’ai eu l’occasion d’en parler longuement ici, et un homme dromadaire y a d’ailleurs répondu ici, éclairage intéressant).

Pire encore (et il est intéressant d’entendre Werber utiliser le mot pathologie à son propos, écouter l’interview plus haut), il se victimise à outrance, écartant du revers de la manche toute critique de par le simple fait qu’il est différent et que de ce fait, personne ne peut le comprendre et donc lui faire le moindre reproche. D’ailleurs, « [ses] lecteurs le suivent », c’est qu’il a raison ! Quelle malhonnêteté intellectuelle !

Pire enfin, il se croit investi d’une mission qui consisterait à réveiller le monde, à initier un nouveau courant littéraire et un nouveau mode de pensée, et de ce fait ne se remet plus en question. Comme disait Edmond Wells, l’un de ses personnages: « Toi et moi contre les imbéciles ! »

Vous me direz: que de critiques avant même d’avoir lu le nouveau livre.

 

Et bien ces critiques sont le fruit des quatre derniers mois d’octobre passés en compagnie de Werber…

Mais j’ai néanmoins bon espoir. Disons que j’ai envie d’y croire.

J’ai envie de retrouver l’originalité qui me plaisait dans les Fourmis, la pointe d’inconnu et d’aventure des Thanatonautes, la folie de la Reine de Nacre ou d’Exit, la variété de l’Arbre des possibles.

Bref, j’ai envie de relire du bon Werber.

Du Werber qui écrit pour ses lecteurs, honnêtement, et non pas, quoi qu’il en dise, pour se justifier via ses livres envers les critiques qu’il dénigre tant par ailleurs.

J’ai envie de bien débuter ce mois d’octobre 2008.

J’ose croire que le format choisi mènera à cela.

Sinon, peut-être le Paradis sur mesure sera-t-il mon dernier Werber…

Qui lira verra !

[Edit]: Critique courte mais qui rejoint ce que je dis, sur le Nouvel Obs. : Le grand mégalo.

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Touché par un commentaire

Posted by on 3 mai 2008 in Vrac | 0 comments

Un blog a ceci de génial qu’il crée une interaction entre l’auteur (mÔa !) et celles et ceux qui se donnent la peine de lire ce que j’essaye d’écrire.

Je ne vous cache pas que dans mes différents billets, j’affectionne tout particulièrement la critique que j’ai pu faire du Mystère des dieux de Bernard Werber.

Or, un commentaire posté par un anonyme aujourd’hui sur ce billet m’a vraiment touché. Parce que vous risqueriez de passer à côté, je vous le partage. Merci à toi, homme-dromadaire.

J’ai lu et je lis du Werber depuis des années, non sans plaisir. Mais il y’a des choses qui m’ont dérangé dans la trilogie des dieux: c’est cette obstination à vouloir passer un message clair qui à la limite ne respectait pas du tout l’intelligence du lecteur.

Le fait de déguiser l’histoire en l’imputant à Terre 18 ne change pas le fait que c’est de notre histoire qu’il s’agissait.

Alors pour moi, et consciemment, l’écrivain s’est voulu élitiste en mettant toutes les réalisations de l’humanité à l’actif d’un seul peuple, ce qui est tout simplement faux car (la vraie histoire le prouve) tous les peuples de Terre 1 on apporté leur pierre (petite ou grande) à l’édifice de notre civilisation.

Et pour échapper au piège de l’analogie Terre 1 / Terre 18 Werber à purement et simplement « zappé » le 19 siècle de l’histoire pour ne pas s’embarrasser à parler d’un peuple qu’il aurait pu appeler les « hommes-dromadaires » et qui, tout le monde le sait, ont beaucoup apporté à la marche de la civilisation humaine de Terre 1.

Ces « hommes-dromadaires », Werber a fait allusion à eux mais sans les nommer : ils étaient la cause de la destruction de Terre 17 et ils étaient dans les infos dans Terre 18

J’aime bien Werber mais je trouve dommage qu’il ne puissent pas être à la hauteur de ses aspirations: être l’humain qui a enfin tout compris.

A certains moment je me voyais dans un navire qui voguait vers la vérité avec Werber comme capitaine mais en plein milieu de mon rêve je voyais le capitaine, qui doit être le capitaine de tout le monde, décider de jeter par dessus bord une partie des voyageurs…

Je suis déçu… car je suis un homme-dromadaire.

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